90 ans d'histoire
Fondé en 1916 par la pianiste Adeline Bailet, le conservatoire de Nice fut d’abord une simple école de musique installée dans les locaux de la Bourse du Travail. Avec l’augmentation du nombre d’élèves et des disciplines enseignées, l’école dut être logée dans des lieux plus vastes et fut installée dans les années trente à la Villa Thiole, puis, à la fin des années quarante, à la Villa Paradiso à Cimiez.
Ayant été successivement dirigée, après Adeline Bailet, par le compositeur Ismaël Michalon, l’organiste Albert Ribollet et la cantatrice Solange Delmas, l’école municipale de musique
passa à partir de 1962 sous la direction de l’organiste Pierre Cochereau qui en fit en 1968 un conservatoire national, puis
national de région.
De tout temps, le conservatoire de Nice forma des élèves célèbres : depuis le premier prix de piano attribué en 1918 à Maurice Jaubert, futur grand compositeur de
musique de films, jusqu’aux élèves prestigieux de l’époque de la guerre, les pianistes Samson François et Gabriel Tacchino,
le violoniste Christian Ferras, le chanteur Gilbert Bécaud, le comédien Jacques Toja, directeur de la Comédie Française,
la musicologue Pierrette Mari, professeur à la Sorbonne, puis aux pianistes Jacques Taddéi, membre de l’Institut de France,
Olivier Gardon, Marie-Josèphe Jude, Philippe Bianconi, aux violonistes Hervé le Floch, Jacques-Francis Manzone, Maxime
Tholance, respectivement violons solo à l’Opéra de Pariset à l’Orchestre de Paris, Sylvie Gazeau, professeur au
conservatoire de Paris, Jean-Jacques Kantorow et Gilles Apap, concertistes internationaux, à l’altiste Jean Sulem, professeur au
conservatoire de Paris, à l’accordéoniste Richard Galliano, au danseur Frédéric Oliviéri, directeur de la danse à la Scala
de Milan, ou encore à la célèbre Eve Ruggieri.
En 1980, le chef d’orchestre et chroniqueur musical, André
Peyrègne prend la succession de Pierre Cochereau à la direction
du conservatoire de Nice, Pierre Cochereau ayant été nommé
à la tête du nouveau conservatoire national supérieur de
musique de Lyon. D’autres brillants élèves ont continué à
s’illustrer : Marie-Pierre Langlamet, harpiste soliste du
Philharmonique de Berlin, les chanteurs Elisabeth Vidal et
Franck Ferrari, le chef d’orchestre Lionel Bringuier, vainqueur à
18 ans, en 2005, du concours international de Besançon, Claire-
Marie Osta, danseuse étoile de l’Opéra de Paris, etc...
Le conservatoire, leader pédagogique dans notre région,
participe également à la vie artistique de la ville, grâce à des
collaborations avec l’Opéra, le Théâtre National de Nice,
l’Université, les grandes manifestations comme le Festival de
Musique Sacrée, le festival international des musiques
d’aujourd’hui M.A.N.C.A. et, dans la région, le Printemps des
Arts de Monaco, les Soirées estivales du Conseil Général,
le festival de Menton, etc...
Les relations du conservatoire de
Nice avec l’étranger sont nombreuses. Des liens étroits ont été
tissés avec les conservatoires de Nüremberg et de Stockholm,
mais aussi avec le Curtis Institute de Philadelphie où de
nombreux élèves niçois sont allés perfectionner leurs études,
ou encore avec le California Institute of the arts, avec lequel,
des échanges existent pour l’enseignement de la musique
électroacoustique.
D’autre part, le conservatoire est, depuis
près d’un demi-siècle, le siège de la célèbre Académie
Internationale d’été de Nice, où des élèves du monde entier
viennent étudier avec des professeurs d’élite.
La relocalisation du conservatoire avenue de Brancolar est une nouvelle et grande étape dans
l’histoire et la vie du conservatoire de Nice.